En ce 8 novembre 2008, accompagné de ma futur co-pilote, me voila aux commandes du Piper-PA28 version 140 chevaux de l’école (immatriculé F-GGBQ, ça me rappelle le bon vieux temps des indicatifs radioamateurs), au nom tout à fait de circonstance pour la région : « Aeropyrénées ».
Je commence à présent ma formation PPL (Private Pilote Licence). Question : A quoi ça sert ?
Ça sert à assouvir le rêve de pouvoir se déplacer dans les airs avec la liberté d’un avion. Oui je sais, je reste bien éloigné du projet d’acquisition du prototype d’Yves Rossy, mais à minima, je pourrai envisager à la fin de ma formation d’aller et venir où bon me semble, partout en Europe. Imaginez seulement : pouvoir louer votre avion, et vous rendre à Figari (Corse du sud) en 3 heures depuis Perpignan. Ou aller atterrir en rase campagne à Méreau (près de Vierzon) pour aller voir papa et maman (sans doute pas la plus chouette des destinations, mais surement plus sympa que d’y aller en voiture). De chouettes weekend en perspective !
Devenir pilote demande un certain investissement (un gros investissement même, après ça dépend de son niveau de vie). Mais on m’a prévenu, cela demande aussi beaucoup de temps (ce que je n’ai pas forcément) et l’apprentissage de nouvelles techniques dans un environnement où l’on ne peut s’entrainer qu’avec un avion entre les mains. S’engager dans une telle formation n’est donc pas anodin. C’est un projet que je mûri depuis très longtemps, peut être même depuis l’époque où je travaillais pour Eurocopter. Je souhaitais initialement me lancer dans le pilotage d’hélico, mais j’y ai renoncé, à cause des tarifs qui me sont inaccessibles pour le moment. Le prix du pétrole n’arrange ni les automobilistes, et encore moins les pilotes du dimanche.
Cette licence, le « PPL », permet donc de prendre les commandes de tout appareil monomoteur à pistons, mais aussi d’emporter des passagers à titre privé pour des balades ou des voyages aériens en conditions de vol à vue. Vous pouvez pas me payer pour le vol, mais vous pourrez participer pour le prix du carburant!
La terre vue d’en haut, c’est tout à fait exceptionnel, surtout là où nous habitons. Amélie a grimpé à l’arrière de la cabine dès aujourd’hui, pour mon deuxième vol de la journée (et le deuxième vol de ma formation). Elle rêve déjà d’aller survoler la Loire et se prend déjà pour Yann Arthus-Bertrand.
Devenir pilote est pas plus difficile qu’autre chose. La licence est accessible à toute personne en bonne condition physique, et il est nécessaire d’obtenir un certificat médical de classe II.
Le tout c’est d’apprendre en toute sécurité, avec méthode et rigueur et c’est précisément ce que je suis allé chercher chez « Aeropyrénées ». Lors de mon premier vol d’initiation, on m’a expliqué que les jeunes pilotes n’avaient pas leur licence tant qu’ils n’avaient pas fait un vol par une tramontane déchainée (genre entre 30 et 40 noeuds) : Je sens que ça va secouer au dessus des Corbières !



FredPilote a écrit :
Tu as franchis le pas, une fois dans l’avion, et surtout aux commandes, c’est généralement dur d’arrêter, alors dans un an ou deux, quand tu auras ton PPL, vient survoler la Loire jusqu’à Orléans !
Le 9 nov 2008 à 13:02Bon courage !