Hier, j’ai découvert à la télévision dans l’émission Turbo de M6, la Tesla, un roadster 100% électrique créé par des américains : 2 entrepreneurs de la Silicon Valley que sont Martin Eberhard et Marc Tarpenning sont parvenus à faire une levée de fond de plus de 60 millions de dollars auprès d’investisseurs très en vue comme Elon Musk (fondateur de Paypal, excusez du peu), ou Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google.
Cette Tesla est basée sur le châssis de la Lotus Elise, gage de légèreté. Je pensais qu’avec le poids des batteries on tomberait dans la caricature de la voiture de sport, mais au final, les performances semblent à peine croyable ! Le moteur électrique développe près de 250 chevaux et monte jusque 13.000 tr/min ! Pour les amateurs de chiffres, cela donne le 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes et une vitesse de pointe dépassant les 200 km/h ! Le tout avec une autonomie de 350 km à parcourir sans recharger. Le temps de charge est évidemment plus long qu’un arrêt à la pompe et demande un peu plus de 3 heures et demi sur du 220 et 70A (ce que tout le monde n’a pas encore chez soi). C’est EDF qui va apprécier l’engouement du tout électrique. Tesla vend ses véhicules avec des batteries Lithium-Ion dont la durée de vie est estimée à 160 000 kilomètres.

J’espère sincèrement que les constructeurs vont rapidement se focaliser sur cette nouvelle génération de moteur, et qu’on pourra bientôt avoir un Range Rover avec un moteur électrique
A l’origine le projet Tesla était uniquement destiné au marché américain. Mais devant l’accélération de la pénurie de pétrole (malgré une baisse du prix du baril de pétrole en ce moment), le roadster Tesla sera finalement disponible en Europe dès avril 2009 au tarif de 100 000 € (à payer avant l’entrée en production de votre voiture). Le prix d’une Tesla modèle 2009 est sur le continent américain de 109 000 $, mais c’est un prix hors taxes. Il faut donc y ajouter la TVA (19,6 %), et les droits de douane (10 %) ainsi que quelques équipements livrés de série pour le vieux continent.
Ce que s’accorde à dire tous les sites que j’ai visité pour écrire cet article, c’est que Tesla Motors ne semble pas avoir l’intention de réaliser une marge plus importante avec ses clients européens. Les premiers pays servis, dès le quatrième trimestre 2009, seront l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark et la France. Pas de modèle pour le marché britannique, puisque les concepteurs de l’auto n’ont pas souhaité perdre du temps à développer un modèle avec un volant à droite.
Avec le décryptage de quelques communiqués de presse, Tesla Motors ne semble pas vouloir se limiter au marché de niche des roadsters, puisqu’ils travaillent déjà sur une modèle qui serait moitié moins cher. Il pourrait être vendu à plus de 10 000 exemplaires par an à compter de 2011 au plus tôt, et serait suivi 2 ans plus tard par un troisième modèle, encore moins cher, avec cette fois un objectif de production de 100 000 unités annuelles.
Tesla projette d’entrer en bourse pour financer ses nouveaux développements, et comme Toyota au lancement de la Prius en 1997, il ne prévoit pas de devenir rentable avant plusieurs années. Le géant japonais a gagné son pari, on ne peut que souhaiter la même réussite à Tesla, parce qu’ils ouvrent la voie à des voitures respectueuses de l’environnement, et qui ne ressemblent pas forcément à des pots de yaourt uniquement destinés à la consuite en ville.

Wintermute a écrit :
Cela fait un moment que je la suis cette Tesla, et je suis bien content qu’elle rabatte leur caquet aux détracteurs qui ramènent constamment le poids des batterie, l’autonomie, la vitesse comme des obstacles insurmontables à la viabilité de la voiture électrique.
Mais à mon point de vue, si la Tesla indique la bonne voie (belle voiture avec une motorisation électrique digne de ce nom), il reste quelques concepts à ajouter. En premier, il me semble évident que les batteries doivent être swappables. On arrive à la station, on s’arrête sur l’emplacement, on fait glisser la batterie vide sur un berceau à roulette, puis dans le rack de rechargement de la station, et on récupère une batterie pleine en échange. Pas de temps d’attente, durée de vie de la batterie déjà amortie sur le prix de l’énergie.
Autre point important : Découpler la motorisation de la source énergétique. En effet, afin de faciliter les transitions technologique, il me semble crucial de faire en sorte que chaque roue de ces nouveaux véhicules soit son propre moteur électrique. La source d’énergie peut dès lors adopter la forme que l’on souhaite, pourvu qu’au bout du compte en sorte de l’électricité : batteries pures, pile à combustible, groupe électrogène à essence, éthanol, diesel ou huile de colza, etc… La seule contrainte est d’avoir une source d’énergie dont la forme est standardisée afin de pouvoir être interchangeable.
Donc si une Tesla ou équivalent implémente ces évolutions, j’achète tout de suite !!
Le 30 nov 2008 à 11:26Cyrille a écrit :
Pas si vite, maintenant faudra leur expliquer aux détracteurs du nucléaire
…
Le 30 nov 2008 à 12:32