Hier en me rendant à l’aéroport pour un nouvel aller-retour dans la journée Perpignan/Paris, avec un départ à 7h15, ma voiture, un XC90 Sport (qui n’a de sport que le nom et les suspensions, le moteur étant le moteur archi rentabilisé par Volvo, le D5 de 185 chevaux couplé à une boite de vitesse automatique qui ne sait même pas ce que rétrograder veut dire) s’est mis en mode sécurité. En d’autres termes, l’ordinateur de bord met en place une limitation automatique de la puissance, avec pour seule alternative pour le propriétaire du véhicule, de se rendre au garage le plus rapidement possible afin de vérifier le bon fonctionnement du moteur.
J’ai eu cette mauvaise surprise dès que j’ai mis la clef dans le contact, il était alors un peu plus de 6h. Fait rarissime, la pluie soutenue ne m’a pas du tout encouragé à prendre ma moto comme véhicule de substitution. Je décide donc de me rendre jusqu’à l’aéroport en l’état, avec un bon 60km/heure de moyenne. Fort heureusement, j’avais pris un peu d’avance sur l’horaire.
Ce matin, après avoir vociféré contre le manque de fiabilité du tout électronique, je me rend au garage pour déposer mon véhicule. Le responsable de la marque Volvo, en la personne de Boris, me fait profiter d’un véhicule de remplacement qui n’est pas nouveau, mais que j’avais depuis longtemps souhaité pouvoir essayer dans un usage quotidien.
Il s’agit donc, comme l’indique le titre de ce billet, d’un Range Rover avec le TDV8 de 3,6 litres et ses 271 chevaux. Histoire de pouvoir jouer avec l’engin, sans même me poser de questions, je met 50€ de gasoil dans le réservoir, en espérant qu’il soit pas beaucoup plus gourmand que mon XC90. Bien que je sois un fan des SUV de ce gabarit, j’ai une conscience écologique, et je sais que ce type de véhicule est logiquement dans le collimateur des écologistes excédés par les émissions de CO2. Mais encore une fois, que les constructeurs accélère le développement des énergies alternatives, plutôt que de miser sur la rentabilité de moteurs Diesel qui ont été développé il y a plus de 20 ans !
Bref, cela étant dit, le Range Rover HSE n’est pas nouveau. On le voit pourtant dans le dernier James Bond « Quantum of Solace » à 2 reprises me semble t’il. Il a une très belle ligne, et se place en Europe, dans le segment du tout-terrain de luxe, chasse gardé des constructeurs allemands.
Boris, avant que je ne prenne le volant de ma voiture de prêt, m’explique le fonctionnement de la boite de vitesse en mode sportif, ce que je ne tarderai pas à essayer dès lors que je serai sorti de Perpignan.
Je n’ai pas été tellement impressionné par le confort de ce Range, car un Range reste un Range, et ce vaisseau amiral britannique qui vient crânement chasser sur les terres allemandes, n’a pas le niveau de finition d’un Q7 par exemple. Par contre, contrairement à d’autres véhicules plus sophistiqués et plus chers, le plaisir aux commandes du biturbo diesel est immédiat. Le ronronnement du V8 est un régal, et j’ai été immédiatement scotché par le couple du moteur (près de 640 Nm renseignements pris).
Lové dans de superbes sièges au maintien impeccable, la sensation de domination de la route est omniprésente. Près du sélecteur de la boîte automatique 6 rapports à commande séquentielle, une molette permet de régler le dispositif « Terrain Response ». Grâce aux 5 positions disponibles : route, rochers, neige, boue ou sable, l’électronique s’occupe absolument de tout pour vous permettre de vous sortir de toutes les situations. Je n’ai pas eu le temps de l’emmener à la plage, mais je pense qu’il se tirerait bien plus facilement de situations délicates que mon XC90 (qui lui est très handicapé par une pneumatique peu adaptée au tout-terrain). Ce qui m’a le plus bluffé sur ce Range, ce sont ses suspension pneumatique à gestion électronique. Comme sur une Citroën avec ses suspensions à hauteur variable
On monte, on descend en fonction de ses besoins, les informations de positions sont en prime relayées sur l’écran tactile, mutualisé avec le GPS.
Mais c’est bel et bien en conduite sportive que ce TDV8 m’a surpris. Avec 2,7 tonnes et 271 chevaux sous le capot, on est content de pouvoir disposer de l’efficacité redoutable des freins Brembo (avec des disques ventilés de 360 mm !). Je suis allé tester l’engin sur les petites routes entre Bages et Ortaffa et à un rythme soutenu, et j’ai attaqué quelques virages où j’ai réussi à faire bipper un je ne sais quoi du dispositif électronique (je n’ai pas lu le manuel utilisateur). Un coup d’oeil sur la jauge de carburant : la consommation n’a pas dépassé les 15 litres malgré la spéciale que je me suis offerte. Pas mal !
Parfaitement armé pour affronter l’élite, le Range Sport HSE TDV8 fait bien plus que de la résistance sur ce segment des tout-terrain de luxe. Avec le plaisir que procure ce V8, le confort global et ses dispositions en franchissement, complété par un tempérament sportif sur route, il se plie à toutes les utilisations avec classe.
Merci Boris et à Autoreal (Perpignan) pour l’essai de ce véhicule.

