Pas beaucoup de kite en ce début d’année. Et pas beaucoup plus en décembre dernier d’ailleurs, et ce n’est pas uniquement à cause du temps plutôt froid, mais parce que le vent est cruellement absent au cours de cet hiver particulier pour la région (particulier car il fait rarement aussi froid dans les Pyrénées Orientales pour une si longue période).
Alors j’ai beau avoir réceptionné il y a peu, mon nouveau jouet commandé chez Chinook, à savoir une superbe Protoy d’Airush 2009 venant tout droit d’Australie (je me suis débarrassé de la RRD Poison, j’ai été très déçu par l’accastillage), je ne fais que prendre soin de mes genoux, et en attendant, je continu mon apprentissage du pilotage d’avion. L’examen théorique en poche (passé le 6 janvier dernier), il me reste encore une vingtaine d’heures de vols avant de passer mon examen pratique.
Comment se déroule la formation ? Pendant 15 heures environ, vous êtes en double commande avec votre instructeur (pour ma part, mon instructeur, c’est Yannick, un jeune homme dynamique, et très professionnel, qui sait rassurer et responsabiliser son élève). A l’issue de ces 15 heures, et si votre instructeur vous sent capable (ce qui n’est pas toujours le cas), vous êtes lâché pour votre premier vol solo. Alors là tout de suite, on rigole beaucoup moins, quand on se retrouve seul dans l’avion, à passer toutes les check-lists une à une, à faire ses messages radios avec la tour de contrôle. Et à se retrouver comme un con dans un aéronef propulsé à 160 km/h environ en tour de piste et à 400m d’altitude, et bien c’est pas du tout la même !
Évidemment, ça n’a l’air de rien 400m de hauteur, mais c’est très impressionnant, surtout quand vous ne pouvez plus compter sur la présence de l’instructeur, susceptible de vous prendre en main en cas d’erreur ! Bref, mon premier solo s’est bien passé, j’avais prévu de faire quelques tours de pistes (on ne fait que toucher les roues puis on redécolle immédiatement sans s’arrêter), mais je me suis abstenu de trop m’épuiser lors de ce premier lâché.
La concentration en avion fait que l’on se fatigue excessivement vite. Plus on a l’habitude, et plus on a le temps d’anticiper sur les choses (la radio, le cap à tenir, l’altitude, la météo à surveiller). Mais quand on débute, l’accumulation des éléments à prendre en compte fait que l’on atteint vite son maximum, et il est pas rare d’avoir quelques petites poussés d’adrénalines. La semaine passée par exemple, je me retrouve à devoir atterrir à Perpignan, mais dans le sens inverse auquel je suis habitué et entrainé. Là aussi, ça n’a l’air de rien, mais les repères ne sont plus les mêmes, le vent me poussait de côté, bref, beaucoup de nouveaux paramètres à prendre en compte.
Je ne m’imagine pas du tout capable de pouvoir transporter des passagers pour le moment (ce qui ne pourra de toute façon, pas être le cas tant que je n’aurai pas obtenu ma licence), mais sachant que le stress se communique très facilement, je me vois mal gérer ou rassurer mes passagers si moi même j’appréhende l’atterrissage dans des conditions que je juge difficile.
Donc voila à quoi je passe mon temps, en attendant de pouvoir voler de mes propres ailes. Normalement avoir du vent n’est pas limitatif pour apprécier le pilotage d’avion, mais dans l’absolue, quand on a 30 nœuds de vent sur les Corbières, à proximité de l’aéroport, le petit avion est franchement secoué et je n’aime pas du tout ça. Et comme avec 30 nœuds on s’éclate en kite, j’ai donc 2 activités tout à fait complémentaires.
Pour ceux qui sont intéressés, je me suis amusé à programmer un petit outil permettant d’avoir les observations météorologiques, mais aussi les prévisions de certains aérodrômes, dont celui de Perpignan. On peut accéder à toutes les observations et prévisions de tous les aérodrômes du monde, si vous connaissez le code OACI qui va bien (Organisation de l’aviation civile internationale, le code de chaque aérodrome est attribué selon un préfixe dépendant de sa localisation géographique). Cela peut aussi servir à ceux qui pratiquent des activités en relation avec le vent afin de leurs permettre d’anticiper sur les conditions météos de leurs spot pour peu qu’ils ne soient pas trop éloignés des aérodromes.










Jimmy a écrit :
Bravo Cédric pour la théorie !
Le 19 jan 2009 à 18:02Je te souhaite une belle réussite pour la pratique, et c’est certain que tu feras un bon pilote ! Fais signe lorsqu’on pourra décoller !