Amélie est partie au Costa Rica en mars dernier, non sans m’abandonner à mon triste sort.
J’ai beaucoup espéré très vite le retour de ma belle partie à l’autre bout du monde avec son amie. Nous avons réussi pendant son voyage à communiquer par SMS et j’ai suivi au fil des jours, leurs périples sur la carte fournie avec le petit guide d’« Amélie au Costa Rica ou comment me retrouver si je me perds ».
Je n’ai pu accompagner ma belle, pour 2 (plus ou moins) bonnes raisons. La première de ces raisons concerne Caroline, qui ne pouvant mettre dans un avion son compagnon, a décrété que ce serait l’occasion de partir entre filles (la brillante idée !). La seconde raison, c’est que je devais initialement partir à Dakhla avec mon copain Ludo pour faire une nouvelle session de Kite dans le désert marocain.
Mais à cause d’un genoux défaillant, j’ai décidé d’annuler ce voyage et j’ai profité de l’absence de ma chérie pour faire plein de choses utiles, comme réapprendre à faire de la cuisine rapide (mais dégueulasse) 6 fois par semaine, passer des soirées enfumées avec les copains, etc. J’ai aussi utilisé ce nouveau temps libre pour voler avant le passage de mon examen pratique pour l’obtention du PPL.
A propos d’avion, saviez vous que NatureAir, la compagnie aérienne du Costa Rica est la première à avoir « zéro » émissions de carbone ? L’information a été relayée par le programme des Nations Unies pour l’environnement il n’y a pas si longtemps. Mais ce n’est pas un miracle costaricain, c’est simplement que la compagnie dispose d’un système de rachat de droits d’émissions auprès du gouvernement du Costa Rica. Des taxes carbones en quelque sorte, qui permet de continuer à protéger les forêts tropicales dans le sud du pays. Ce n’est donc pas l’idéal, mais c’est déjà beaucoup mieux qu’en Europe où il ne nous viendrait pas du tout à l’idée de taxer Air France KLM.
Le Costa Rica a d’ailleurs l’intention de faire figure d’exemple en matière écologique. 25% de son territoire est occupé par des parcs nationaux et des réserves et l’on peut y retrouver 5% de la biodiversité mondiale (compte tenu de la superficie du pays, c’est vraiment énorme). A cela s’ajoute la volonté du pays de produire un niveau zéro d’émissions en 2021, année de ses 200 ans d’indépendance.
Toutes ces bonnes intentions sont le reflet d’une politique soucieuse de son capital nature, et c’est sans doute ce qui a séduit Amélie et Caroline qui ont souhaité voir ce beau pays de plus près.
Si tout va bien, le prochain grand voyage pour Amélie, sera également le mien, puisque nous prévoyons de nous rendre au Perou en famille, pour l’automne prochain.


